ENQUÊTE

QUELLE MERCATIQUE POUR LA FRANCOPHONIE ÉCONOMIQUE ?

Un riche héritage à faire fructifier pour la francophonie : l’importance d’avoir su, dès 1973, définir et nommer en français le terme anglais marketing ; on doit cette créativité néologique à deux économistes, Jean Fourastié et François Perroux, membres de la première Commission ministérielle de terminologie économique et financière.

L’étude "L’exemple de la mercatique", lors de la Table ronde "Importance du travail de terminologie pour la structuration des savoirs" au Colloque "Terminologie et sciences économiques et financières" organisé par la Société française de terminologie à l’École normale supérieure (Paris - 10 décembre 2010) (Actes du Colloque - Le savoir des mots N° 8 - Paris 2012) ainsi que le hors-série "La famille de la mercatique" (APF - décembre 2011) en témoignent.

La force terminologique de la dénomination mercatique qui dérive du latin mercatus, "commerce ; marché", est sa faculté d’adaptation, grâce à son suffixe en -ique, aux évolutions de l’économie et de la gestion dans la francophonie : discipline porteuse de la science du marché centrée sur les besoins et le comportement des consommateurs, elle intègre aisément les apports de l’informatique, du numérique et de l’éthique entrepreneuriale francophone.

Trois définitions de la mercatique font référence actuellement :

- En 1999 : celle de l’Office québécois de la langue française :
www.granddictionnaire.com

Ensemble des principes, des techniques et des méthodes qui ont pour objectif de prévoir, constater ou stimuler les besoins du marché en vue d’adapter en conséquence la production et la commercialisation de biens et services pouvant répondre aux besoins ainsi déterminés.

- En 2001 : celle de l’Académie française (30 novembre 2001) : www.academie-francaise.fr

Ensemble des techniques et des actions grâce auxquelles une entreprise développe la vente de ses produits, de ses services, en adaptant sa production aux besoins du consommateur. Étude de mercatique. Doit être préféré à Marketing.

- En 2010 : celle parue au Journal officiel de la République française (JO du 2 mars 2010) : http://www.culture.fr/franceterme

Ensemble des techniques et des actions grâce auxquelles une entreprise développe méthodiquement la vente de ses produits et de ses services, en adaptant, le cas échéant, sa production aux besoins du consommateur.

Cette fabrication terminologique a permis :

- au concept de mercatique de rester dans son champ de compétence en évitant les dérives du marketing. Ainsi au JO, sur 46 entrées, 37 comprennent mercatique tandis que 10 autres entrées traitent de ces dérives telles que préplacement (et non prémercatique) pour pré-marketing ou vente (et non mercatique) en réseau par cooptation (VRC) pour multilevel marketing (MLM) ;

- de bâtir de solides formations commerciales dans l’enseignement supérieur technique à partir des années 80 et, plus récemment, la création en 2006 du baccalauréat technologique de mercatique ;

- d’offrir le terme juste aux passeurs de mots, les enseignants, les traducteurs et les journalistes. Citons Anne Colin du Terrail, traductrice du romancier finlandais Arto Paasilinna ("Un homme heureux" chez Denoël 2005) ; Quentin Dickinson, Directeur des Affaires européennes à Radio France ; Antoine Perraud (Télérama n° 2202) ; Éric Bergerolle (Le Nouvel Observateur du 12 mai 2011) ; Marc Mousli (alternatives économiques n° 336 de juin 2014).

Les 3 définitions actuelles de la mercatique vous conviennent-elles ? Faut-il en privilégier une, en l’améliorant éventuellement ? Souhaitez-vous en proposer une nouvelle ?

Vous pouvez télécharger un questionnaire qui vous permettra d’exprimer vos choix.

Téléchargez (en cliquant ici) le questionnaire au format *.pdf.

Téléchargez (en cliquant ici) le questionnaire au format *.rtf pour pouvoir l'utiliser avec votre traitement de texte.

Vos propositions seront présentées par l'APFA au Groupe d’Experts de la Commission d’enrichissement de la langue française (CELF).

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